Connectez-vous S'inscrire
Newsletter
Facebook

Boutique2Mode



Enquête – L’enfer Primark

Qu’apporte Primark à notre société ? Pas grand-chose à en croire les premiers concernés, salariés et ex-salariés, qui nous décrivent leurs conditions de travail désastreuses et ressortent souvent meurtris de cette expérience.


Enquête – L’enfer Primark
A chaque ouverture d’un magasin de la marque irlandaise l’histoire se répète : une file d’attente à n’en plus en voir la fin et des clients qui repartent les bras chargés de grands sacs en kraft brun recyclé, frappé du logo turquoise Primark. Il faut dire aussi que l’enseigne a de quoi séduire le grand public : des prix cassés toute l’année (moyenne de 4 à 6 euros par article), un large choix de produits allant du prêt-à-porter à l’accessoire en passant par la chaussure et la literie, ou encore des emplacements premium en centre commerciaux. Des prix ultra compétitifs qui avaient poussés au mois de février 2015 le député européen belge Marc Tarabella à poser une question avec demande de réponse écrite à la Commission Européenne, afin que cette dernière enquête « sur les pratiques de la marque ». Une démarche jamais entreprise. « J’ai fait cette demande car les prix pratiqués par cette enseigne défient toute concurrence, d’où mon interrogation. Surtout lorsque l’on connaît les problèmes de conditions de travail dans certains pays d’Asie. Malheureusement, la Commission Européenne ne réalise que trop peu rarement d’enquête » nous explique-t-il. Avant de rajouter, « je suis très attaché aux droits des consommateurs, je tenais donc à savoir s’il n’y avait pas de distorsion de concurrence ». Une interrogation légitime d’après ce que nous avons pu récolter durant notre enquête. En effet, l’envers du décor fait beaucoup moins rêver. Car la réussite de la multinationale repose sur un jeu à somme nulle : plus l’entreprise réalise des bénéfices et moins l’économie dans sa globalité y gagne en valeur ajoutée. 

Des conditions de travail inacceptables dans la production…

Tout commence en amont, dans les usines de confection d’Asie du sud-Est notamment, au Bangladesh ou au Cambodge par exemple, où les salariés perçoivent entre 50 et 100 euros par mois ! En attendant peut-être d’investir prochainement l’Éthiopie, qui se démarque aussi par ses coûts de main d’œuvre excessivement faibles. En 2014, 2 clientes du pays de Galles avaient ainsi découvert des messages d’appels à l’aide écrits sur l’étiquette des vêtements qu’elles venaient d’acquérir chez Primark. De même en Irlande du Nord, une acheteuse avait retrouvé dans la poche de son jean une lettre d’un prisonnier chinois qui aurait participé à la confection. S’il est difficile d’établir leur véracité (la direction de l’enseigne irlandaise suspecte des canulars), ces messages ont toutefois le mérite de soulever un point important : Primark ne maitrise pas complètement sa chaine d'approvisionnement. Des conditions d’emplois exécrables exposées aux yeux du monde entier lors de l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh, qui avait provoqué la mort de 1138 ouvriers en avril 2013. Primark, qui faisait partie des clients de l’usine, se défend de compensations versées aux familles des victimes, mais le mal est fait et la politique de fabrication n’a pas fondamentalement évolué. Car pour mettre en vente un jeans à 9€, au moins un acteur de la chaine n’y trouve pas son compte. Et dans le cas de Primark, ils sont nombreux à ne pas s’y retrouver.

…Comme dans la distribution

En France également, les conditions de travail sont difficiles. Rupture abusive de périodes d’essais, arrêts maladie non payés, ambiance de travail stressante… les retours d’expériences de salariés laissent peu de place au doute. « Vous êtes épiés et surveillés comme le lait sur le feu en permanence, relate ainsi Aymeric, ex-salarié à Lyon. Les chefs ne se gênent pas pour vous parler mal et vous rabaisser devant les clients. J’y ai eu le droit plus d’une fois. C’est plutôt humiliant. » Une situation que connaît bien Anna, du Primark de Dijon. « Mes supérieurs se moquent de moi à cause de mon accent car je ne suis pas française, ils s’amusent même à m’imiter. Cela fait maintenant 3 ans que ça dure alors que je leur ai dit plusieurs fois d’arrêter » se désole-t-elle.Pour Estelle, qui a finalement remis sa démission au mois de mars 2016 après 8 mois passés dans le magasin de Lyon, Primark constitue la « pire expérience professionnelle » de sa vie. « Aujourd’hui encore, j’ai des problèmes de sommeil hérités de mon expérience chez Primark, poursuit-elle. Vous êtes constamment mis sous pression par les managers pour que le magasin soit bien rangé et lorsque je leur ai finalement dit que je commençais à prendre des antidépresseurs, la superviseuse m’a ri au nez ! ». Dégoutée, Estelle a même décidé qu’elle ne travaillerait plus dans le commerce. Cathy, employée à Créteil, a de son côté l’impression « d’avoir vieillie de 10 ans après 2 années passées chez Primark. Les jeunes particulièrement ont beaucoup de mal à supporter le rythme très soutenu de travail, dès 6 heures du matin une semaine sur deux, particulièrement à Créteil où ce sont entre 3 et 5 camions qui viennent livrer des pièces chaque jour ». Le tout dans des conditions quelques fois dangereuses pour la sécurité physique des salariés et des clients. « Au magasin d’O’ Parinor, certaines gondoles utilisées pour exposer les vêtements sont cassées, à tout moment elles peuvent tomber sur les clients ! certifie Karine, employée comme vendeuse. Même chose concernant le rangement des stocks, la réserve est parfois tellement pleine que nous sommes obligés d’entreposer au sous-sol et de circuler dans des espaces très étroits. Le matériel que nous utilisons lors du déchargement aussi est défectueux, mais bien entendu, lorsque l’inspection du travail vient nous rendre visite, tout est dissimulé, comme si la direction était prévenue de leur visite… »

« Certaines gondoles utilisées pour exposer les vêtements sont cassées, à tout moment elles peuvent tomber sur les clients ! »

Ces retours d’expériences catastrophiques sont loin d’être des cas isolés. A l’image d’Elodie, toujours en poste à Lyon, qui nous a contactés suite à la première parution de cet article au mois de juillet, car elle n’a désormais plus le courage de se rendre à son lieu de travail. « J’ai travaillé plus de 6 ans dans diverses enseignes de prêt-à-porter, mais ici c’est l’horreur, nous raconte t’elle, désespérée. Les managers nous parlent comme des moins que rien, on est juste des matricules pour eux. En réalité lorsque l’on signe chez Primark, on a l’impression que nos droits sont mis de côté, comme si l’on était au Bangladesh… »

Enquête – L’enfer Primark

Des problèmes récurrents sur les fiches de paie

A ce contexte exécrable s’ajoute des anomalies et des incohérences répétées sur les bulletins de paie.  « Personne ne comprenait la logique de sa fiche de paie, se souvient Estelle. Parfois il y avait des écarts immenses entre 2 vendeurs, alors que nous avions tous travaillé le même nombre d’heures dans le mois, et lorsque nous demandions des comptes à la direction, ils se renvoyaient la balle les uns aux autres, le superviseur, les ressources humaines, la comptabilité… c’était incompréhensible ! » Et là encore, aucun magasin ne semble épargné par ce phénomène. « Je suis en poste à Marseille depuis 3 ans et le montant de mon salaire n’a jamais été le même », confirme Myriam. Sans compter que celui-ci arrive très souvent en retard. « Théoriquement je dois être payée le 25 du mois, mais ça c’est uniquement en théorie ironise Sofia. Dans la réalité, le virement arrive sur le compte avec plusieurs jours de retard, le 5 ou le 6 du mois suivant, voir plus dans certains cas ! ». Un témoignage qui ne devrait pas étonner les salariés de Primark, tant le problème semble toucher l’ensemble du personnel. « La direction profite du fait que l’on soit tous jeunes et non qualifiés pour nous embrouiller. Du coup tout le monde râle mais personne ne peut vraiment changer les choses », constate Elodie. « Il suffit de se rendre au magasin d’O’ Parinor les jours où l’on reçoit nos fiches de paie pour constater les dégâts, renchérit pour sa part Karine. Les vendeurs ne se cachent plus et se plaignent ouvertement, certains même crient tellement c’est un scandale, et tout cela sous les yeux des clients ! ».

Même problématique concernant les arrêts maladies. « Je suis en arrêt depuis le 13 juin et je n’ai toujours pas été payée, relate Meriam, du Primark de Marseille. A chaque fois les ressources humaines envoyaient la mauvaise attestation à la sécurité sociale. En attendant d’être payée j’ai été contrainte de débloquer mon épargne retraite et de mettre en gage des bijoux pour pouvoir continuer à vivre ! ». Là aussi la pratique ne serait pas isolée. « Les arrêts maladie ne sont jamais transmis à temps à la Sécu, du coup on sait que si l’on est malade on ne se sera jamais payé avant très longtemps, c’est du chantage ! » renchérit Anna. Idem pour les congés payés. « J’ai démissionné de mon poste depuis maintenant plus de 2 mois et j’attends toujours qu’ils me remboursent mes congés. Sans compter les frais de déplacement qui ne m’ont jamais été remboursés et la mutuelle qu’ils m’ont forcée à souscrire, alors même que je bénéficiais déjà d’une couverture collective à mon entrée dans l’entreprise », témoigne Mathilde, ex d’O Parinor.
 

« La seule envie que j’ai en me levant le matin c’est de pleurer, j’en suis venue à me doper au Doliprane pour pouvoir continuer à supporter cette entreprise ! »
 

Un boulot déshumanisant

Enquête – L’enfer Primark
Dans ce climat délétère, les langues commencent progressivement à se délier. Une page Facebook intitulée “Primark la Valette des employés scandalisés“ a même été créée pour partager les expériences individuelles désastreuses. A ce jour elle regroupe plus de 4000 membres ! Et là aussi, les témoignages sont parfois effarants : « A force de nous empêcher de boire et d’aller aux toilettes, je me suis tellement retenue que cela a provoqué une cystite que je traîne depuis 5 jours déjà... Cette entreprise est inhumaine ! » relate ainsi une vendeuse en poste. Une cadence de travail très soutenue qui aurait même conduit à la mise à l’écart de certains travailleurs handicapés, selon Coralie, ex salariée à Lyon. « Primark m’a recrutée lors de l’ouverture du magasin dans le cadre de Cap Emploi (un organisme chargé des relations entre des travailleurs handicapés et des employeurs) témoigne Coralie, atteinte de sclérose en plaque. Selon les prescriptions du médecin du travail, je ne dois pas travailler plus de 4 heures par jour en position debout, or cela a très vite posé problème puisqu’au moment où j’étais en poste, il n’y avait pas de siège pour s’assoir en caisse. Les managers m’ont alors fait comprendre que je ralentissais le rythme et ont décidé de mettre fin à ma période d’essai » certifie-t-elle. « Je n’ai pas été la seule, ajoute-t-elle, un autre travailleur handicapé que je connais bien et qui était salarié à la même période a été remercié car il n’était pas assez productif dans le rangement du stock, à porter des cartons toute la journée… ». A l’heure d’aujourd’hui, Coralie n’a toujours pas retrouvé d’emploi.
  
« La seule envie que j’ai en me levant le matin c’est de pleurer, j’en suis venue à me doper au Doliprane pour pouvoir continuer à supporter cette entreprise ! », explique de son côté une autre employée. « En fait, le seul avantage que l’on a lorsque l’on est chez Primark ce sont les tickets-restaurant, et encore ils sont réservés à ceux qui sont aux 35 heures », témoigne Sofiane, ex-vendeur au magasin de Cagnes-sur-Mer, qui attend pourtant toujours son carnet de tickets-restaurant du mois de… mai. Pour ces salariés et ex-salariés, la déception vis-à-vis de Primark est d’autant plus grande que l’entreprise leur a « vendu du rêve » dès leurs arrivées, des termes utilisés par la quasi-totalité des personnes interviewées. « Lors de la formation pour notre premier jour, je crois que le mot prononcé le plus souvent a été “l’évolution“ en évoquant les perspectives de carrières qui s’ouvraient à nous en entrant ici, confirme Sofiane. Ils nous disent que chez Primark on est soudé, comme dans une famille… tout cela ce ne sont que des paroles en l’air malheureusement ! » « Au début, ils vous font miroiter les promotions, les managers vous disent qu’ils ont démarré en bas de l’échelle comme nous, que tout est possible chez Primark… », renchérit Philippe, ancien de la Valette.
 

« Aujourd’hui je veux témoigner pour dissuader les jeunes de travailler chez Primark, ça va les détruire psychologiquement » 
 

Pourtant, il semblerait que la cadence et l’ambiance de travail pèsent aussi sur ces managers. « Je me souviens d’un manager littéralement effondré sur sa table, se frottant les yeux, avec une attitude qui démontrait une réelle fatigue physique et mentale », assure Sophie Duray, ex salariée de la Valette. « Si certains managers ont un comportement horrible avec les vendeurs, d’autres s’investissent pleinement pour créer une bonne ambiance dans leur équipe, renchérit Karine. J’en ai vu quelques-uns fondre en larme après avoir appris qu’ils n’étaient pas retenus au dernier jour de leur période d’essai. » Un système où le stress se répand à tous les échelons, tel une cascade, de la direction aux managers, des managers aux vendeurs, et parfois même jusqu’aux clients ! Une précarité qui semble être la marque de fabrique de l’enseigne irlandaise, car les retours d’expériences de salariés et ex-salariés de ses concurrents directs ne sont pas aussi sévères. « Zara a été mon premier employeur et j’en suis ressortie avec pleins de conseils et d’amis, se souvient Alyson, ex-salariée sur la Côte d’Azur du géant espagnol. Il y a un certain contact commercial avec le client, même si cela reste limité car la manutention reste notre principale tâche. » Un avis partagé par Sofiane : « En comparaison à mon ancien emploi chez H&M, le job est sensiblement le même, certes, mais avec beaucoup moins de pression. Les rapports étaient plus humanisés, on pouvait discuter calmement avec les managers, chez Primark, on a l’impression d’être des machines. »

Peur et représailles

Enquête – L’enfer Primark
Malgré ces conditions déplorables, la contestation peine encore à prendre de l’ampleur. En cause notamment, la faiblesse des syndicats dans les points de vente, encore trop peu représentatifs, voire inexistants. A cela s’ajoute une réelle méconnaissance des salariés, jeunes pour la plupart, sur l’étendue de leurs droits, et redoutent ainsi de se plaindre par peur des représailles. Comme ce fut le cas par exemple au mois de janvier 2016, lorsque près d’une centaine de vendeurs du magasin de Créteil s’étaient mobilisés. « Nos revendications portaient principalement sur une réelle augmentation des salaires, ainsi que la mise en place d’un 13ème mois dès 2016 et non sur 3 ans jusqu’en 2019, comme cela nous a été présenté, se rappelle Cathy, déléguée syndicale CGT. Malheureusement, la mobilisation était trop faible pour que nos réclamations soient entendues, surtout à cause des managers qui mettaient une grosse pression sur les vendeurs, notamment les plus jeunes, afin qu’ils ne rejoignent pas le mouvement », se désole-t-elle. Une peur de perdre son poste que nous avons aussi pu observer au moment de notre enquête, certains salariés préférant capitaliser sur « la chance d’avoir un travail malgré tout », et redoutant même qu’un témoignage à l’encontre de leur condition d’emploi puisse leur porter préjudice. Suite à la première parution de l’article, une superviseuse en poste nous avait ainsi contactés pour témoigner, avant finalement de se rétracter par peur de se faire découvrir. Plus récemment encore, une salariée nous a certifié que « le groupe Facebook regroupant certains salariés du magasin est surveillé par des cadres, c’est pour cela que nous ne voulons pas dire du mal de l’enseigne, afin de préserver notre sécurité ». Edifiant.
 

« Il n’y a aucune confiance faite aux vendeurs. Vous êtes constamment épiés et surveillés »
 

La contestation prend de l’ampleur

Certains d’entre eux ont pourtant réussi à franchir le pas, à l’image de Meriam à Marseille, qui a décidé de recourir à la justice prud’homale afin que son arrêt maladie puisse être pris en compte par la sécurité sociale. Une requête légitime puisque Primark a été condamné, en date du 22 septembre 2016, à lui verser la somme de « 1000 euros au titre de dommages et intérêts pour préjudice financier ». Le tribunal de prud’homme estimant que dans cette affaire l’enseigne irlandaise n’avait pas respecté l’Article R441-4 du Code de la sécurité sociale, ainsi que l’Article 1142 du Code Civil.   
Mais le combat qui fait aujourd’hui le plus de bruit est celui mené par les ex salariés de la Valette. En effet, pour préparer l’ouverture du magasin de l’enseigne irlandaise dans le Var, en 2016, Primark avait décidé à l’époque de recruter massivement des salariés, pour n’en conserver au final qu’une partie d’entre eux, un nombre que la direction a refusé de nous communiquer. Sophie Duray, qui fait partie de ceux qui n’ont pas été retenus, estime pour sa part qu’ils sont au moins une centaine dans le même cas qu’elle, pour 350 personnes recrutées au départ. Les remerciés ont bien entendu tous quittés l’entreprise avant la fin de leur période d’essai… Certains d’entre eux avaient pourtant beaucoup misé sur ce nouveau travail, avec des engagements forts à la clé. Un travailleur handicapé, tout juste recruté, avait même décidé d’emménager à proximité, afin d’être certain d’arriver à l’heure le matin !
 

« Chez Primark on n’acquiert aucune compétence, on est juste des robots interchangeables à la moindre occasion » 
 

Face à cette injustice, Sophie Duray a décidé de saisir les prud’hommes pour rupture abusive de sa période d’essai. « Le samedi 22 avril, la direction nous avait réuni pour annoncer certaines ruptures de période d’essai. Lorsque j’ai demandé si j’en faisais partie, on m’a répondu par la négative », se souvient-elle. Pourtant, le jour même, une lettre l’attendait chez elle pour lui notifier son licenciement. « C’est grâce à la page Facebook “Primark la Valette des employés scandalisés“ que j’ai décidé de me lancer dans cette procédure, voyant que je n’étais pas la seule à m’insurger contre le cynisme de cette entreprise. ». Et Sophie a raison, car elle est bien dans son droit. « Pour une fois le code du travail est très clair sur ce sujet (cf article L1221-20 du code du travail), la période d’essai permet d’évaluer les compétences du salarié dans son travail, donc si l’on met fin à celle-ci, c’est uniquement pour des motifs inhérents à sa personne, certifie Maître Fréderic Casanova, avocat au barreau de Toulon, qui représente les intérêts de Sophie Duray. Le fait que près de la moitié des employés ont été remerciés avant la fin de leur période d’essai démontre une volonté de contourner la loi pour ne pas à avoir à recourir à des CDD ou des contrats d’intérims, qui impliquent le paiement de primes de précarité », poursuit-il. En plus de la loi, les ex-Primark peuvent également s’appuyer sur une jurisprudence qui leur est favorable (cf arrêt de la cour de cassation de 2007). Le jeudi 23 juin, une première audience devant le conseil de prud'hommes n'a pas permis de mettre d'accord Sophie Duray et la direction de l'enseigne irlandaise. Une seconde audience a par conséquent été fixée au 30 novembre. En cas de jugement favorable, les victimes pourraient percevoir jusqu’à 6 mois de salaires bruts. « Pour que l’on ait une chance de l’emporter, il est indispensable que les personnes qui ont été flouées par Primark rejoignent notre démarche », encourage ainsi Maître Casanova, qui a déjà convaincu une cinquantaine d’ex-salariés.

« La direction nous a plusieurs fois expliqués que Primark n’avait pas à se plier au droit du travail français durant les 3 premières années d’implantation en France. En attendant on est donc prié de se taire ! »

Interrogé sur cette affaire, Primark s’est contenté de répondre par l’intermédiaire de son service de presse : « Dans le cadre de la préparation d’une ouverture de magasin, nous devons faire face à un surcroît d’activité temporaire sur de très courtes périodes. Pour y faire face et comme le prévoit le code du travail, nous renforçons alors nos équipes en recrutant des collaborateurs en contrats à durée déterminée ». Ce qui n’a donc manifestement pas été le cas pour le point de vente de la Valette. 

Métier : Plieur de vêtements

Mais au-delà des conditions de travail en elle-même, c’est aussi les compétences apportées qui semblent assez limitées. Car pour la plupart d’entre eux, le job consiste à plier et ranger des piles de vêtements. Nicolas, qui travaille à Marseille depuis un peu moins d’un an, nous raconte une journée de travail typique : « la plupart des vendeurs ici sont des jeunes avec des contrats de 25 heures. Soit on reste 5 heures à la caisse soit 5 heures à plier les vêtements, le plus difficile c’est de supporter la foule, surtout le vendredi et le samedi. » La répétition monotone des tâches semble particulièrement difficile à supporter. « Cette expérience chez Primark ne m’a rien apporté sur le plan professionnel, avec un peu de recul je peux même affirmer que je n’ai strictement rien appris », juge Mathilde. Myriam préfère de son côté en sourire : « 3 années passées chez Primark m’ont enseigné une chose, la patience, après pour le reste… ». 
 

« Nous ne sommes pas des vendeurs mais seulement des manutentionnaires, des professionnels du travail répétitif »
 

Philippe, ancien gérant d’un atelier de confection, qui a dû fermer ses portes à cause de la concurrence à bas coût chinoise, a lui aussi été choqué par l’inutilité du travail proposé. « Je n’ai jamais vu autant de personnel improductif, c’était ahurissant, on pouvait replier 5 à 6 fois le même t-shirt dans la journée, et les managers nous hurlaient dessus en permanence », relate-t-il. Pour Cathy, qui a pu échanger avec la direction, son impression générale est que le sort des vendeurs est loin d’être une priorité pour eux. « Sur notre contrat de travail c’est écrit que nous sommes des vendeurs, mais en réalité ce que nous faisons est uniquement de la manutention », affirme-t-elle. « Quand un client vient nous voir pour un renseignement, il faut que l’on s’en débarrasse au plus vite autrement notre rayon ne sera plus tenu et les ennuis commenceront avec les managers », renchérit Sofiane. « Chez Primark le vendeur ne doit pas parler au client si ce n’est seulement de dire “bonjour“, on ne doit pas perdre notre temps à le conseiller ! », confirme Elodie. S’il n’existe pas de possibilité de vendre, Karine reconnaît néanmoins avoir acquis certaines compétences en merchandising. « Nous avons une certaine autonomie concernant la répartition des articles en magasin, grâce à Primark j’ai appris à construire une silhouette ou encore rendre un rayon attractif, nuance Karine. Le problème est qu’une grande partie des jeunes salariés ne sont ni formés ni motivés à apprendre ». Un manque de motivation que de nombreux salariés justifient par l’absence de considération de la direction, mais aussi des relations avec la clientèle qui ne semblent pas toujours au beau fixe. « Certains clients ont un comportement détestable avec les vendeurs, au quotidien ce rapport tendu est difficile à supporter psychologiquement explique Sandra, ex salariée à Dijon. Sans compter les problèmes d’hygiènes, avec parfois des personnes qui confondent les cabines d’essayages avec les toilettes… ».

La réponse de la direction

Face à l’ensemble de ces réactions, la direction de Primark est restée insensible et fermée à toutes nos sollicitations. La seule réponse que nous avons pu obtenir est un communiqué transmis par son agence de presse, vantant leur soi-disant politique de fabrication éthique dans les pays d’Asie du Sud-Est. Ce communiqué mentionne également un sondage effectué en interne, selon lequel, « 74% des salariés sont fiers de travailler chez Primark ». Sans apporter plus de précision sur la véracité de cette enquête et la manière dont elle a été menée. Un chiffre étonnant qui n’a pas manqué de faire réagir les personnes que nous avons interviewées. « Je ne sais pas ce qu’il en est des autres magasins, mais ce que je peux vous certifier c’est que nous sommes très loin de ce pourcentage à Marseille. Et je sais de quoi je parle puisque cela fait 3 ans que j’y travaille », certifie Myriam. « Ce sondage est faux, de toute façon, la politique de Primark repose sur le mensonge à tous les niveaux », confirme Elodie. « Je me rappelle d'une fois où la direction nous avait demandé de répondre à une enquête de satisfaction des salariés, précise Karine. Ce sondage était une mascarade, en réalité, les questions portaient sur la relation client. » Sans compter que la quasi-totalité des personnes interrogées nous ont certifié que la plupart de leurs collègues souhaitaient également quitter l’entreprise. « Aujourd’hui, je préfère rechercher un autre emploi à mi-temps plutôt que d’accepter un contrat de 35 heures chez eux », garantit même Myriam. Du côté des managers et superviseurs, là aussi obtenir des réponses claires est très compliqué. Si nombre d’entre eux confirment ce qui est dit dans les témoignages, rejetant la faute sur la pression exercée par la direction, aucun n’a voulu témoigner concrètement, même de manière anonyme. Les quelques directeurs de magasins que nous avons contactés n’ont quant à eux jamais répondu à nos demandes d’interviews.

Selon la direction « 74% des salariés sont fiers de travailler chez Primark ». 
 

Une entreprise au fonctionnement archaïque

La multiplication annoncée des magasins Primark ces prochaines années pose alors de nombreuses interrogations sur la légitimité d’accueillir une telle enseigne sur notre territoire. Car le fonctionnement économique de Primark est opposé à tous les niveaux à celui de l’entreprise du 21ième siècle. Répétition des tâches, travail à la chaine, management directif, maltraitance de la main d’œuvre… alors que la tendance est aujourd’hui au management collaboratif et à la valorisation des salariés, afin de créer un environnement propice à l’innovation. Le rebond économique passe par la création d’une valeur ajoutée, ce qui est loin d’être la préoccupation de Primark. Et pour preuve ! Des stylistes en interne qui copient les créations des grandes marques, des ouvriers exploités, des vendeurs qui ne vendent pas, des impôts payés dans un paradis fiscal, pour au final des produits de mauvaise qualité… États, consommateurs, salariés, professionnels de la mode, à la fin tous sont perdants. Plus Primark grandit, moins notre modèle économique et de société progresse. Un jeu à somme nulle on vous disait.

* Certains prénoms et lieux de magasins ont pu être changés pour des raisons de confidentialité.

Vous êtes salarié(e) ou ex-salarié(e) de Primark et vous souhaitez partager votre expérience ? Contactez la rédaction à redaction@boutique2mode.com  
 
Vendredi 14 Octobre 2016
Laurent Maurel


Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

46.Posté par Laurie le 25/02/2017 21:26 (depuis mobile)
Moi je suis très en colère ma fille de 20ans a été admise aux urgences avec les pieds en feu ,enflés et couverts d''hémathomes jusqu''au dessus de ses chevilles ...à cause de bottines achetées il y a peu chez Primark sur Paris,elle a terriblement mal.

45.Posté par Retour d'information salariés pour étude de gestion le 19/02/2017 14:11
Bonjour,
Lycéenne en première STMG dans un lycée des Yvelines, je dois réaliser une étude de gestion sur l’entreprise de mon choix. J’ai choisi Primark pour répondre à la problématique suivante : qu’est-ce qui explique la performance fulgurante de Primark ? Dans ce contexte, je cherche à obtenir le retour de salariés (de manière anonyme) travaillant ou ayant travaillé dans cette entreprise. Pour cela, j'ai mis au point un questionnaire qui aborde notamment les conditions de travail. Je souhaiterais transmettre ce questionnaire à des personnes acceptant de me faire un retour sur 27 questions qui ne prendront que quelques minutes à répondre. mon mail pour cette enquête est le suivant : maelys78000 AT laposte.net
En vous remerciant par avance.

44.Posté par Mica le 23/12/2016 07:27
Bonjour à tous, je travaille actuellement en CDD 25h chez Primark ! Il y a de la vérité dans l'article, je fus pris à partir de Novembre. Je connaissais le magasin suite à ces prix imbattables, la proximité etc. On disaient que les salariés (vendeur/vendeuse étaient exécrables, maintenant je sais pourquoi !). Alors le début de Novembre (2 mois il me reste encore jusqu'à demain) était très franchement pas mal, j'avais une super équipe mais ils m'ont vite prévenus (les salariés en CDI) que c'est pas le meilleur job du monde, et que le mois prochain serai pire... Alors "Vendeur Polyvalent" je vous avoue que le mot Polyvalent est de mise, casseur de carton, palettes, remplissage, je me posais aucune question ! 6h-11h je faisais 1h30 de conseil client (ma meilleure compétence selon moi). Très franchement, ça allait, certes on avaient des critiques, c'est stressant mais avec une super équipe, ça passe nickel ! Puis boum, Décembre, changement de superviseur, de managers... Au lieu d'avoir des gens à l'écoutent, on a eu les gens qui veulent du bénéfice avant tout, bon d'accord, entreprise privée, c'est normal, mais pour te rabaisser car tu mets CINQ MINUTES à remplir alors qu'il demande en deux ? Euh, j'avance le plus vite possible ? Et voilà, le cercle se referme, on te sépare de ton équipe, si vous avez le malheur de parler voire même de rire, on vous humilies devant les clients et on vous convoquent, et là ils m'acceptent pas en CDI, pour être sincère je suis heureux !

J'ai travaillais à l'étranger pour mieux travailler mes langues étrangères (l'anglais et le japonais notamment), j'ai fais l'Europe quasiment (sauf les pays scandinaves) et l'Asie, et honnêtement j'ai fais 50h par semaines en Asie, et je me plaignais pas de mon boulot, certes j'étais dans un pays que j'adore, mais je n'avais pas de jour de repos, et je le trouve plus reposant physiquement et moralement qu'à Primark... Le sens du mot "humain" n'existe pas, même pas un remerciement, et surtout on te vend du rêve, au Japon ils me dit l'ont clairement, on vous garde que trois mois (et c'était pas un boulot avec un contrat classique, un contrat Franco-Asie où je touchais que 670€) bref, une carrière, un CDI en clef, il y a eu deux collègues qui l'ont eus, car ils ont demandaient un 35h (moi j'ai réclamais un 25h) et surtout, ils parlaient pas au boulot, ils parlaient que pendant les pauses, avant ou après le taf...

Enfin, les CDI qui m'ont accueillis sont dégoûtés, et partent 3/4 d'entre eux dés qu'ils trouvent autre chose, celui qui m'a former est en ce moment entrain de faire une dépression entre le boulot et sa famille, il a arrêté et trouver un autre boulot pour le mois de Janvier, je vais tout faire pour trouver autre chose. Je voulais financer des études informatiques privées sans avoir besoin de faire un prêt ou de demander à mes chers parents (car je possède qu'un BAC) faire un an de CDI en France pour mettre de côté, et honnêtement, mes rêves pour faire mes études (et Primark m'a un peu détruite, je pense surtout que j'ai peur que d'autres enseignes sont comme ça) sont semi-détruite, j'ai même envie de retourner en fac de langue plus déterminé (alors que je préfère ces études informatiques) pour pas supporter le monde de la vente... et de plus en parler quoi

Après, avec tous ces managers et superviseurs (pas tous mais une majorité) te mettent la pression et te considère plus comme un remplisseur qu'un vendeur, il y a les clients. J'étais client, et je faisais jamais ce qui arrive dans le magasin. Du vol, une femme par exemple, vol un caleçon pour homme, elle mets le caleçon dans son soutif, encore un meilleur exemple, un homme, pareil pour un caleçon (un caleçon bordel !) mets dans sa chaussure...
Quand il manque un article sur 3 ( 3 caleçons je sous entends) il faut le traiter, et le traiter après les cartons, il y a beaucoup d'articles comme ça, et ça devient lassant, de voir du vol en longueur de journée... Après tu as des clients complètements impolis, ils font le tour du magasin, ils voient que l'article en main est moins beau, ils le jettent par terre, balance les articles en les jetant dans les rayons... on a eu droit à des harceleurs auprès de vendeuse, j'en ai défendus une car l'un voulait son numéro, et un collègue à dû faire deux fois la même chose, puisque les superviseurs et managers sont en pause, y a que les salariés pendant une heure, ou des clients complètements mécontents que ça soit si cher les 5 paires de chaussettes à 3€... dés fois je me jure quoi...
Après heureusement, ils sont pas tous comme ça, quand on conseil une cliente qui veut faire plaisir à son mari et demande des conseils, j'apporte la réponse, clairement et positivement ,ça fait plaisir, si Primark m'ont pris, c'est plusieurs raisons, déjà pour ces palettes, je fais 1.90m pour 115kg, je pratique l'anglais puisque on a des étrangers (que j'ai vivement conseiller) et aussi parce que j'habite vraiment pas loin (20 min à pied de chez moi) et mon expérience, il avait rien à foutre hein ?

Après c'est les fêtes ils sont pas tous les jours comme ça, les clients tu en auras toujours des 50-50... bref bref, je ne suis pas allé aujourd'hui suite à un mal de dos, pourtant je suis des techniques pour éviter, mais bref, bref.... j'avais installé une liaison avec une fille qui bosse à Micromania et un ami bosse pour H&M pour les fêtes, et je suis le seul à avoir l'air morose, déprimé ? J'ai hâte de rentrer dans une autre boîte, pour pouvoir repartir de plus belle dans le financement de ma future école, sinon, je vais devoir retourner dans une école publique, comme la fac, et cette fois-ci mon âge me permet pas de perdre encore une année, je suis très indulgent.

Un gars, 23 ans, Vendeur Polyvalent, en CDD chez Primark

43.Posté par geraldine le 13/12/2016 11:47
Les magasins de vente au détail deviennent des lieux de travail à risques ! : voir " prévention des risques professionnels des vendeurs au détail " : http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=568

42.Posté par Fabien le 12/12/2016 16:33
J'ai une amie qui travaille là-bas et je confirme les dires des internautes et de l'auteur de l'article.
Je suis allé une fois là-bas, je n'y retournerai pas. J'ai décidé de boycotter cette enseigne et beaucoup devraient faire de même !
Stop au management tyrannique !

41.Posté par Appelémoiyo le 06/12/2016 13:43 (depuis mobile)
Je confirme un peu tout ce qui a été dis à quelques exceptions prêt.

40.Posté par Nom le 14/10/2016 17:15
Je travaille cher PRIMARK LYON depuis trois mois en CDI. Je me suis reconnue dans quelques cas: fiche de paye, congés non payés, pas de 13e mois, le manager absent de son département mais qui te dit comment faire... Le plus dur se sont les clients et je trouve que l'on en parle pas asser ici !!

Se ne sont pas les managers ni les supp qui nous engueulent, qui nous jettent des vêtements à la figure, qui dérangent les gondoles. Se ne sont pas les supp qui nous roulent dessus avec leur poussettes, qui nous traitent comme des moins que rien, qui nous insultent ! C'est encore moins les supp qui se mouchent dans les rideaux des cabines, qui y font l'amour, qui y changent leur enfants et laissent les couches, qui les confondent avec les toilettes !! On se reçoit tellement de la part des clients qui ne respectent rien, rien ! C'est très dur psychologiquement de s'entendre dire que l'on fait de la m*rde, que la maque ne fait que de la mauvaise qualité et que c'est de notre faute. Les supp nous écoutent, nous aident, nous soutiennent dans la mesure du possible. Se sont eux qui se prennent les clients les plus embêtants!

Pour pallier à ça je m’investis du mieux que je peux pour que l'ambiance soit bonne. C'est ça qui sauve mon travail; l'ambiance entre collègues est très bonne ( dans le cas de LYON) . On est tous dans le même bateau donc on se soutient et on s'entraide. Pour moi qui était quelqu'un d'isolée, PRIMARK est devenue un peu comme une famille. Même si à cause de ce travaille je ne serai pas avec ma vraie famille à Noël, ni pour le jour de l'an et que je n'ai pas de vacances et que je ne peux pas avoir de congés payés et que l'on fait parfois le boulot de deux personnes...

Pour conclure je dirai qu'il faut savoir prendre sur soi lorsque l'on travaille là-bas, au quel cas on l’acquière.

39.Posté par Anonyme le 14/10/2016 11:28
J'étais au poste de Departement manager, je suis partie au bout d'un an, à la clef perte de mon bébé au bout de plus de 3 mois de grossesse et dépression...

38.Posté par LA REDACTION DE BOUTIQUE2MODE le 12/10/2016 12:07
Bonjour,
Ce commentaire s’adresse à la personne qui a témoignée sous le pseudonyme de Jeddious (commentaire n°37, le 09/10/2016 à 20H 56), et émane de la rédaction de Boutique2Mode :

Nous prenons en compte votre témoignage et votre désaccord vis-à-vis de ce qui est écrit dans l’article. En revanche, nous ne pouvons pas accepter votre critique qui consiste à rejeter l’intégrité de notre travail, laissant sous-entendre que les témoignages que nous avons récoltés, ainsi que les nombreux commentaires laissés sur notre site, sont un « ramassis de bêtises » ou même une « flopée de mensonges », selon vos propres mots. C’est un manque de respect évident à l’égard de notre travail ainsi qu’à l’encontre des personnes qui ont témoignées. Dans la mesure où nous considérons votre commentaire, il convient que vous puissiez en faire de même par rapport à notre article.

Nous admettons d’ailleurs le fait que les situations peuvent être différentes selon les magasins et les managers en poste dans les divers départements. Même s’il ne faut pas oublier aussi qu’une même situation peut être vécue différemment selon les personnes concernées, il s’agit là du propre de l’être humain. Nous constatons d’ailleurs que vous êtes employée en Belgique, or cette enquête porte sur les Primark de France. Peut-être est-ce différent en Belgique ? Comment pouvez-vous d’ailleurs juger de la situation de l’ensemble des Primark en France ? Avez-vous mené l’enquête pour affirmer qu’il s’agit d’un « ramassis de bêtises » ?

D’autant plus qu’à la lecture de votre commentaire, il est évident que vous n’avez pas lu en détail l’article.
- Vous dites que nous affirmons que les managers sont exécrables avec les salariés, alors que nous mentionnons dans l’article que certains d’entre eux « s’investissent pleinement pour créer une bonne ambiance dans leur équipe ». D’autre part, l’adjectif exécrable n’a jamais été utilisé pour qualifier l’attitude des managers.
- Vous sous-entendez que les personnes qui ont témoignées ont été licenciées de Primark ou n’ont pas obtenu un CDI : là encore cette remarque est fausse car la majorité des témoignages que nous avons reçus proviennent de personnes en poste et en CDI !
- Concernant les possibilités d’évolutions, toutes les personnes que nous avons interrogées ont été très déçues et nous ont affirmés qu’aucune formation ne leur avait été proposée. D’autres salariés nous ont aussi mentionné qu’ils avaient été affectés dans un département sans leur consultation, et qu’ils n’avaient pas moyen de changer cette situation.
- Sur les tickets restaurants, plusieurs salariés nous ont alertés sur le fait que leur chèque repas arrivaient en retard, ou que parfois il manquait quelques tickets à l’intérieur.
- Enfin concernant le treizième mois, « sa mise en place en France se fera sur 3 ans jusqu’en 2019 », comme mentionné dans l’article.
Pour conclure, je vous invite donc à témoigner via une ITW téléphonique, je vous ai contacté à ce jour à travers plusieurs canaux de communication, et je n’ai toujours pas obtenu de réponse. Dans le cas où vous seriez intéressée, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse redaction@boutique2mode.com.

Bien cordialement.
La rédaction de Boutique2Mode.

37.Posté par Jeddious le 09/10/2016 20:56
Alors là, je suis désolée mais je suis obligée de réagir. De toute ma vie, il ne m'était jamais arrivé de voir un tel ramassis de bêtises, j'en viens à me demander d'où vous tenez vos sources... Etant moi même employée chez Primark en tant que simple staff et ce depuis bientôt deux ans, je ne reconnais aucune des situations dépeintes dans cette "enquête". Certes, ce n'est pas le boulot qui fait rêver, bien sûr il y a des jours difficiles, bien sûr qu'il y a quelques fois de la pression sur nos épaules, c'est inévitable dans un magasin de cette envergure, mais toutefois ce n'est rien d'insurmontable et cela me tend à penser que les gens aiment surtout se plaindre. Quand je lis que les employés en ressortent "meurtris" et que d'autres en viennent à prendre des anti-dépresseurs, pardonnez-moi mais je trouve cela vraiment excessif, nous ne travaillons pas dans les mines non plus.
Vous mentionnez que les Managers sont exécrables avec les staffs, pourtant la plupart sont là pour nous, pour nous écouter, ils se plient en quatre pour trouver des solutions à nos problèmes, que ce soit pour un changement d'horaire, nos congés ou encore pour un changement de département lorsque nous ne sommes plus épanouis dans le notre.
Cet article me fait penser que les gens sans aucun esprit critique vont croire cette flopée de mensonges, de plaintes venant probablement du personnel frustré d'avoir été licencié car il n'a pas été capable de comprendre que pour avoir l'opportunité de voir son contrat être renouvelé, il n'y a pas de secret : Pas d'absence, pas de retard et surtout de la rigueur. Avec ces trois ingrédients magiques, le CDI est à portée de main, croyez-moi.
Pour finir, pour ceux qui disent qu'ils n'ont rien appris, c'est qu'ils ne l'ont pas voulu, tout simplement. Personne ne vous empêche de changer de département, demander la formation pour les caisses, pour le service client ou encore de vous inscrire aux différentes formations proposées. Personnellement , j'ai pu bénéficier d'une formation de secouriste, par exemple.
Sur ce, je ne veux pas non plus faire l'avocat du diable, mais il est important de voir les deux versions de l'histoire. Nous avons des chèques-repas, un pécule de vacance, une prime et un 13ème mois, des possibilités d'évolutions ( non ce n'est pas un mythe ), des possibilités de transfert dans un autre Primark partout dans le monde, avec le logement payé pendant 3 mois,.. Donc non, Primark n'est pas "l'Enfer", l'Enfer c'est les autres, ceux qui se plaisent à la diffamation gratuite

36.Posté par Anonyme le 08/10/2016 10:44 (depuis mobile)
Justice à été rendu à Primark o'parinor. Ils ont envoyer un inspecteur du travail, il avait l air énerver, j espère qu ils vont s en prendre plein la g*ule lol

35.Posté par Farah le 05/10/2016 18:28 (depuis mobile)
PRIMARK pardieu
Jai travailler a primark pendant plus de 10 mois sans interuption on naurais dit une esclave cest pire que larmée pire que lecole pire que tout ce que vous pourez esperez jai vecus lenfer ma paye toujour en retard jamais les meme

34.Posté par Anonyme le 03/10/2016 10:40
J'ai commencé mon emploi de "plieuse" chez Primark de Lyon début décembre. Les managers ne sont pas tous méchants, certains sont à l'écoute et compréhensifs. D'autres vont jusqu'à faire pleurer les vendeurs. J'ai assisté à ce genre de scène, également au directeur adjoint qui hurle sur tout ce qui bouge. Les paies sont totalement incohérentes et varient d'un employé à l'autre. J'ai personnellement travaillé tout le mois de Mai en 35h et les jours fériés pour toucher 913€. On a aussi les carnets de tickets restaurant à récupérer au Cash Office avec toujours 2 ou 3 tickets manquants, visiblement arrachés par quelqu'un de malhonnête. En parlant de malhonnêteté, bon nombre de mes collègues se faisaient voler aux vestiaires, leur cadenas forcé. Il y a eu plus d'une vingtaine de vol, tous signalés au RH. Ils n'ont rien fait, mis à part envoyer un agent de sécurité dans les vestiaires pour ouvrir en grand les casiers vides. Il y a aussi la carotte qu'on nous tend : ils ont promit à beaucoup de mes collègues un poste de superviseur. Certains venaient d'autres Primark, et se sont installés à Lyon uniquement pour ce poste.
Personnellement, on m'a mit un avertissement pour avoir fouillé dans les affaires de mon superviseur. Chose bien évidemment fausse, que j'ai nié en bloc, dont il n'y avait aucune preuve fondée. J'ai également posé 3 semaines de congés payés en juillet, qui ne m'ont jamais été payés. Aujourd'hui, j'ai le soulagement d'avoir été licenciée, et j'ai également reçu mon solde de tout compte : 91€ au lieu d'environ 1000€. Bref, merci Primark.

33.Posté par Anonyme le 26/09/2016 00:14
Je suis salarié chez Primark, de nature patiente, souriante et sociable, j’en ai vu de toutes les couleurs, j''en suis arrivé au stade que lorsque mon réveil sonne pour me préparer, je n''ai qu''une hâte c'est d'être le soir pour me coucher. Les horaires de travail sont pires que celle d'un boulanger, et encore un boulanger gagnerait mieux sa vie. Mon attitude a changé, souvent déprimé, je rentre chez moi en larmes.
Bien entendu il y a des manager corrects mais il faut comprendre qu''eux aussi subissent des pressions et que leur pression redescend sur nous.

J'ai discuté avec plusieurs journalistes de mon expérience, qui m'ont dit de ne pas hésiter si toutefois je voulais faire part du scandale dans les journaux. J'ai également discuter avec des responsables d'autres magasins qui m'ont proposé de travailler pour leur enseigne, je suis aujourd'hui un peu plus rassuré de mes capacités et je compte donc partir de Primark, ce magasin ou même dans un souk c'est moins abominable. Des vendeuses capables de coucher avec des manager pour se permettre tout et n'importe quoi, du favoritisme à la pelle, je suis officiellement dégoûté par l'enseigne et sa gestion. Une chose est sûre, je me ferais entendre un jour.

32.Posté par Anonyme le 23/09/2016 17:30
JE travail a primark Lyon Part Dieu depuis l'ouverture. Certes c'est un boulot difficile mais je ne me reconnais pas dans les salariés qui ont témoigné.
On s'entend bien avec nos managers, certes on est des plieurs pro, mais ca se passe bien. Le seul probleme que nous avons sont les RH, avec les plannings au dernier moment.

31.Posté par Stéphane le 23/09/2016 08:59 (depuis mobile)
À cause de primark j''ai le dos complètement abîmé, ma situation amoureuse était un désastre du fait des horaires et contrainte physique de malade! Résultat je ne peux plus exercer mon activité physique préféré.... Bravo la France de nous imposer ca!!

30.Posté par Anonyme le 22/09/2016 21:06 (depuis mobile)
La pire expérience pro de toute ma vie
J''ai démissionné malheureusement je supportais plus d être esclave

29.Posté par Moussa le 22/09/2016 20:02 (depuis mobile)
C'est horrible ce qui se passe au magasin primark d'aulnay sous bois:favoritisme dans l'évolution aux différents postes , licenciement sans condition des managers externes(compétents, humains, expérimentés et diplômés) par une direction nulle.

28.Posté par Anonyme le 22/09/2016 18:05 (depuis mobile)
...C''est que ça fera réagir un maximum de personnes et qui qun vous soyez BATTEZ VOUS ! Battez vous pour vos droits !!!

Signé : une personne qui veut que les choses changent

🙋

27.Posté par Anonyme le 22/09/2016 17:14 (depuis mobile)
Il faut que le syndicat réagisse, on doit attendre 3 ans pour toucher le 13 ème mois. Enfin bref il y a encore plein de truc à dire mais je vais m arrêter la. Je sais que mon commentaire ne changera pas grand chose mais tout ce que j espere

1 2 3
Nouveau commentaire :