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Animations en point de vente : sauvez vos marges |
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Est-ce le poids des habitudes, le manque de dynamisme ou l’excès de confiance ?
Le fait est que les détaillants organisent peu d’animations dans leur boutique. Celles-ci permettent pourtant aux indépendants de se distinguer des réseaux, de préserver leur marge et d’augmenter leur chiffre d’affaires.
«Depuis deux ans, c’est plus dur, constate Corinne Colon, de L’armoire à linge, à Antibes. Il va falloir se bousculer un peu ! » Face à la crise, au développement des réseaux et des ventes sur internet, les indépendants sont conscients qu’il n’est plus possible d’attendre les clients en boutique. Mais avec quels arguments les interpeller ? Le prix ? « L’un de mes concurrents est en promotion la moitié du temps. Ce n’est même plus la peine d’enlever les affiches ! » s’agace Karine Mériaux, d’Esprit kids, à Cambrai. Certes, soldes et autres jours j'attirent du monde, mais au détriment de la marge et de l’image. « Les gens sont blasés. Une promo, ce n’est pas quelque chose qui leur reste à l’esprit » note Amandine Noriéga, de la boutique Envie de…, à Saujon. D’où l’intérêt des animations en point de vente.
Le principe ? Faire vivre quelque chose de différent à ses clients, « casser la routine » comme le dit Christophe Pats-Nougues, le gérant de Traid, à Mérignac. Un temps ringardisées par la pub, les animations s’inscrivent parfaitement dans la moderne shopping experience. Les détaillants, en professionnels de l’accueil, de l’écoute, du service, ont les qualités requises pour gérer ces opérations. Et une superficie ou un budget réduit ne constituent pas des obstacles : les opérations les plus prestigieuses ne sont pas forcément les plus coûteuses (voir l’encadré « Témoignages de détaillants » sur le Show mode d’Antibes) et une animation peut se dérouler hors du point de vente.
Un dernier argument ? Ces opérations sont efficaces ! Pour l’image, bien sûr, mais également pour le chiffre d’affaires. « Souvent, mes confrères me disent ‘‘avec ton opération, tu vas avoir un pic d’activité, et la semaine d’après, ce sera le désert !’’ Mais mon constat, c’est que les clients ne se contentent pas de caler leur date d’achat le jour de l’animation. Ils achètent davantage, sans compter les nouveaux clients… » explique Christophe Pats-Nougues. Autrement dit : la clientèle n’est pas captive, et les achats d’impulsion, ça existe !
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Animations en point de vente mode d’emploi :
1. Choisir une animation…
2. Nouer des partenariats…
3. Communiquez gratuitement…
Benoît DELOL
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Animations en point de vente : témoignage de détaillant |
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 Amandine Noriéga, Envie de…
(Saujon, en Charente-Maritime)
« J’ai organisé un défilé devant
ma boutique »
Le concept. « Pour les deux ans de ma boutique
[60 m²], en mai 2010, je voulais organiser un événement à destination de mes clientes mais aussi faire un coup de pub. D’où l’idée d’un défilé dans la rue [semi-piétonne], devant ma boutique, pour profiter du trafic créé par le marché du samedi matin. J’ai choisi dix modèles parmi mes clientes, le plus souvent avec la mère et la fille. Tous les âges, toutes les tailles étaient représentés, afin que le public puisse s’identifier aux “ mannequins”. Je ne leur ai donné qu’une consigne : ‘‘amusez-vous !’’. Elles ont défilé pendant presque une heure, guidées par la musique et par un animateur devant 400 à 600 personnes. Pour donner un esprit ‘‘croisette’’, j’ai invité des clubs photos. Une dizaine de photographes amateurs ont donc fait crépiter leur flash au bout du tapis rouge ! »
Les partenaires. « Deux coiffeuses et deux esthéticiennes se sont occupées des modèles. Un magasin de chaussures a prêté une cinquantaine de paires. Une boutique de vêtements pour enfants s’est également associée au défilé, avec huit petits modèles. Idem pour une fleuriste, un pâtissier…»
La communication. « J’ai invité environ 500 clientes par mél, par courrier ou via Facebook. Mes partenaires ont parfois fait de même. Pour le grand public, j’ai investi dans des flyers, des affichettes et des encarts dans le quotidien local. Sud-Ouest m’a consacré un article quelques jours avant le défilé, et un autre après. »
Le résultat. « Lors du défilé, le tapis rouge sortait de ma boutique. Les gens ont donc facilement mémorisé mon adresse ! La première semaine, j’ai multiplié mon CA par quatre, avec des habituées, sans compter la quarantaine de nouvelles clientes venues “ essayer les tenues du défilé ” ! Ensuite, avec les vacances, l’effet s’est estompé. En septembre, j’ai organisé un deuxième défilé et, là, l’effet a été perceptible tout l’hiver. »
Benoît DELOL
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Animations en point de vente : témoignage de détaillant |
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 Karine Mériaux, Esprit kids (Cambrai, dans le Nord)
« Je collecte les jeans usagés en échange d’une remise »
Le concept. « Mes objectifs étaient de faire venir une nouvelle clientèle et d’écouler du jean à l’approche de l’été, à un moment où l’on vend plutôt des shorts. Mais je ne voulais pas d’une promotion classique car, en tant que franchisé, je ne peux pas me battre sur ce terrain-là. J’ai donc opté pour une promotion “ cachée ” : pendant deux mois, j’offre une remise de 7 € sur l’achat d’un jean neuf pour tout jean usagé qui m’est apporté. Cela équivaut à une réduction de 20 %, ce qui est assez parlant. »
Les partenaires. « Je travaille avec une association locale. Les jeans en bon état (un peu plus de la moitié) sont offerts à des enfants pour la rentrée scolaire. Les autres sont recyclés en isolant pour les bâtiments. Les clients ont donc le sentiment de faire un bon geste, alors qu’ils viennent faire un achat, et ils me disent merci ! »
La communication. « À l’extérieur de la boutique, j’ai placé quelques vieux jeans avec des inscriptions au marqueur et des flyers dans les poches pour présenter l’opération. Pour 500 de mes clients, j’ai envoyé des méls ou des SMS. Mais la meilleure des pubs, c’est la presse : j’ai eu des articles dans la Voix du Nord, dans Fémina, je suis passée deux fois sur RTL. Cette communication gratuite, je l’ai obtenue parce que les jeans étaient offerts à une association. »
Le résultat. « J’ai organisé cette opération deux années de suite, avec environ 380 jeans collectés à chaque fois. Bien sûr, je perds un peu de marge, mais l’opération ne coûte que lorsqu’elle fonctionne ! Et généralement, un jean vendu signifie un T-shirt acheté. Comme j’ai confiance dans le rapport qualité prix de mes produits, je sais aussi que ces clients reviendront. »
Benoît DELOL
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Animations en point de vente : témoignage de détaillants |
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« Le Show mode, c’est comme un défilé de haute couture »
Le concept. Depuis dix ans, le défilé se tient sur une grande place de la ville, en septembre. Une quinzaine de magasins (multimarques et sous enseigne) y participent, avec quelques boutiques d’accessoires. « C’est une manifestation raffinée, élégante » indique Chantal Pastel, de la boutique éponyme. Les mannequins professionnels évoluent sur un podium en T de 18 mètres de long, devant 3 000 à 4 000 personnes, dont 500 assises. Trois défilés identiques, de quarante-cinq minutes, s’échelonnent dans l’après-midi. La veille au soir, la même présentation a lieu à La Siesta, un club huppé de la côte. « Nous pouvons inviter nos dix meilleures clientes et, déjà, ce sont des ventes assurées » explique Chantal Pastel. « Ce cocktail nous permet également de passer du temps avec nos clientes, de rencontrer les autres commerçants » ajoute Patricia Barrère, de l’atelier Ludivine Créations.
Les partenaires. Le défilé a été créé par l’association des commerçants « Antibes demain ». Certaines boutiques offrent leur prestation (décoration florale, par exemple), mais la logistique est du ressort de l’Office du tourisme, qui gère les sous-traitants (mannequins, coiffure, présentation…). Le budget total s’élèverait à 30 000 €. Mais pour les commerçants, le coût est modique. « C’est fabuleux cette prestation à ce prix-là ! » relève Corinne Colon, de L’armoire à linge.
La communication. Flyers (avec ordre de passage et coordonnées des boutiques), affiches, encarts dans la presse et (parfois) annonces radios, rien n’est négligé. Le matin du défilé, une petite fanfare annonce l’événement dans les rues de la ville.
Le résultat. « Je suis en face du podium, explique Chantal Pastel (marques Max Mara, Gérard Darel, Trigon…), et dès la fin du défilé, des clientes viennent acheter les tenues qu’elles ont vues. Il y a parfois des retombées pendant une quinzaine de jours. » Pour d’autres participants, le retour sur investissement est moins immédiat. « C’est une belle image de marque, estime Corinne Colon, mais ce n’est pas sur la journée ou les jours qui suivent que l’on va cartonner pour le CA… » . Patricia Barrère (robes de mariée et de cocktail) travaille sur le long terme : « Je ne fais pas de vente immédiatement, mais j’assure ma notoriété. Une future mariée est ainsi venue me voir cette semaine parce qu’elle avait eu un coup de coeur pour un modèle du défilé 2006 ! ».
Benoît DELOL
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7 étapes pour envoyer vos e-mailings |
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En s’adressant régulièrement à ses clients par l’intermédiaire de messages électroniques, le commerçant les attire sur son lieu de vente et renforce sa relation avec eux à moindre coût. Une pratique dont le retour sur investissement est très rapide. Les démarches à suivre, avec une simple messagerie ou un logiciel dédié :
1) Enregistrer les mails des clients à leur passage en caisse pour se constituer une base de données
2) Ecrire le message en diversifiant le contenu et en publiant des photos afin d’attirer l’attention. Attention à ne pas mettre trop d’images car beaucoup de messageries les désactivent automatiquement.
3) Personnaliser au nom de chaque client le message au niveau de son objet et de son contenu quand le logiciel en offre la possibilité.
4) Envoyer le message par paquets d’une vingtaine de destinataires via une simple messagerie ou en masse via un logiciel d’emailing accessible en ligne pour une trentaine d’euros par mois en entrée de gamme.
5) Nettoyer sa base de données en supprimant les adresses non reconnues lors de l’envoi et ayant fait l’objet d’un message d’erreur en retour de mail.
6) Suivre les résultats de sa campagne en interrogeant par téléphone un échantillon test ou en suivant automatiquement le comportement des internautes (ouverture du message, nombre de clic, etc) à l’aide d’un logiciel dédié.
7) Envoyer de nouveaux emailing par période régulière et à la même heure pour créer une habitude de lecture tout en veillant à ne pas en faire trop au risque de lasser ses clients.

Pour en savoir plus :
Retrouvez l'article complet "L'envoi d'emailing pour fidéliser ses clients" dans Boutique2Mode N°7
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